{"id":332,"date":"2017-01-16T12:09:54","date_gmt":"2017-01-16T12:09:54","guid":{"rendered":"http:\/\/ordremartinistedespaybas.org\/?page_id=332"},"modified":"2017-01-24T15:21:29","modified_gmt":"2017-01-24T15:21:29","slug":"saint-martin-5","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/ordremartinistedespaysbas.org\/cotedivoire\/saint-martin-5\/","title":{"rendered":"Saint-Martin"},"content":{"rendered":"<p>Ces quelques lignes ne sont que le pr\u00e9lude plut\u00f4t ext\u00e9rieur de la vie int\u00e9rieure de Saint-Martin. Pour cette raison, nous ne ferons qu\u2019un court survol de sa vie, afin de voir qui il \u00e9tait aux yeux de l\u2019histoire, pour ensuite prendre davantage de temps pour apprivoiser son int\u00e9rieur spirituel et sa th\u00e9osophie.<\/p>\n<p>Louis-Claude de Saint-Martin appartenait \u00e0 une famille noble, tant du c\u00f4t\u00e9 de son p\u00e8re que du c\u00f4t\u00e9 de sa m\u00e8re (Louise Tournyer), anoblie pour des services militaires sous Louis XIV. Lui-m\u00eame naquit le 18 janvier 1743 \u00e0 Amboise, en France, d\u2019o\u00f9 son appellation de Th\u00e9osophe d\u2019Amboise qu\u2019il portera plus tard. Sa famille \u00e9tait catholique et il fut baptis\u00e9 le lendemain, en l\u2019\u00e9glise Saint Florentin.<\/p>\n<p>Sa m\u00e8re mourut, il n\u2019avait que trois ans, apr\u00e8s avoir mis au monde quatre enfants en quatre ans et demi de mariage. Son p\u00e8re, maire d\u2019Amboise, se remaria. La belle-m\u00e8re du jeune Louis-Claude est tr\u00e8s bonne et g\u00e9n\u00e9reuse envers lui et Saint-Martin le d\u00e9crit fermement dans son livre <em>Mon Portrait historique et philosophique\u00a0<\/em>: \u00ab\u00a0C&#8217;est \u00e0 elle, que je dois peut-\u00eatre tout mon bonheur, puisque c<sup>&#8216;<\/sup>est elle qui m&#8217;a donn\u00e9 les premiers \u00e9l\u00e9ments de cette \u00e9ducation douce, attentive et pieuse, qui m&#8217;a fait aimer de Dieu et des hommes.\u00a0\u00bb[1]\n<p>\u00c0 partir de 12 ans, il fit de bonnes \u00e9tudes chez les b\u00e9n\u00e9dictins au coll\u00e8ge de Pont-le-Voy, puis il fit le droit entre 1759 et 1762. Pendant cette p\u00e9riode, il poursuivit aussi la lecture de plusieurs philosophes dont il s\u2019indigna en disant\u00a0: \u00ab\u00a0Il y a un Dieu, j\u2019ai une \u00e2me, il ne faut rien de plus pour \u00eatre sage.\u00a0\u00bb[2] Son p\u00e8re, le destinant \u00e0 la magistrature, le fit recevoir avocat au pr\u00e9sidial de Tours malgr\u00e9 son jeune \u00e2ge. Mais Saint-Martin s\u2019attachant bien moins aux r\u00e8gles du droit qu\u2019aux bases des lois naturelles[3], ce m\u00e9tier ne lui plut pas et il d\u00e9missionna.<\/p>\n<p>En d\u00e9pit de sa sant\u00e9 fragile et de ses int\u00e9r\u00eats intellectuels, il opte pour une carri\u00e8re militaire. Ce choix se fit non pas par ambition, mais parce que ce m\u00e9tier lui laissait plus de loisir et de temps pour s\u2019occuper de ses m\u00e9ditations philosophiques et poursuivre l\u2019\u00e9tude de la religion et de la connaissance[4].<\/p>\n<p>\u00c0 22 ans, le duc de Choiseul, une connaissance de la famille, le fit entrer en qualit\u00e9 d&#8217;officier au r\u00e9giment de Foix, alors en garnison \u00e0 Bordeaux. Saint-Martin montera en grade jusqu\u2019\u00e0 en \u00eatre lieutenant. Il sera militaire pendant 6 ans seulement puisqu\u2019il r\u00e9signe en 1771 pour se livrer uniquement \u00e0 l\u2019\u00e9tude de la spiritualit\u00e9 et devenir le secr\u00e9taire particulier de Pasqually\u00a0; un personnage rencontr\u00e9 dans l\u2019arm\u00e9e et qui l\u2019avait d\u00e9j\u00e0 initi\u00e9 \u00e0 son rite ma\u00e7onnique des \u00c9lus-Choens. D\u00e8s l\u2019ann\u00e9e suivante, en 1772, Saint-Martin obtient des Passes au cours de l\u2019op\u00e9ration d\u2019\u00e9quinoxe et il fut re\u00e7u Reau-Croix dans cet Ordre. Vous pouvez trouver plus d&#8217;informations sur ce syst\u00e8me initiatique dans la partie sur Martinez de Pasqually.<\/p>\n<p>Il se consacra d\u00e8s lors \u00e0 la r\u00e9flexion et \u00e0 la r\u00e9daction de nombreux ouvrages dont certains sont publi\u00e9s sous le pseudonyme du Philosophe Inconnu. D\u00e9vou\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9tude et \u00e0 l\u2019enseignement de sa philosophie religieuse, il voyagea beaucoup en Italie, \u00e0 Strasbourg et en Angleterre, o\u00f9 en plus de participer \u00e0 de nombreux salons, il rencontra l\u2019astronome Herschel et fut mis en contact avec les \u00e9crits de William Law, le grand interpr\u00e8te de Boehme. En Russie, il rencontra le Prince Galitzin qui devint son \u00e9l\u00e8ve et son ami. Cependant, c\u2019est lorsque Mme. De Boecklin, avec Rodolphe Satzmann, lui traduisit une page d\u2019un livre de Jacob Boehme qu\u2019il en comprit toute la profondeur, ceci changea sa vision et sa vie. Il se mit \u00e0 \u00e9tudier et traduire ses \u0153uvres. \u00c0 Paris, il fut arr\u00eat\u00e9 durant la R\u00e9volution de 1789, simplement parce qu\u2019il \u00e9tait un noble de naissance. Heureusement, ses affiliations avec les francs-ma\u00e7ons l\u2019aid\u00e8rent \u00e0 s\u2019en sortir.<\/p>\n<p>Saint-Martin passa ses derni\u00e8res ann\u00e9es \u00e0 r\u00e9pandre sa doctrine par ses \u00e9crits et ses correspondances, ainsi que d\u2019accomplir des actes de bienfaisance et de charit\u00e9. La veille de sa mort, il participait encore \u00e0 une grande discussion sur la science des nombres avec le g\u00e9om\u00e8tre, M. de Rossel[5]. Il savait d\u00e9j\u00e0 que la m\u00eame maladie qui avait emport\u00e9 son p\u00e8re \u00e9tait pour l\u2019emporter aussi et ne fut donc ni surpris ni \u00e9pouvant\u00e9 par la mort.<\/p>\n<p>Il mourut subitement, le 13 octobre 1803, d\u2019une attaque d\u2019apoplexie, pendant qu\u2019il \u00e9tait en pri\u00e8re. Ses derniers mots furent\u00a0: \u00ab\u00a0Je sens que je m&#8217;en vais. La Providence peut m&#8217;appeler\u00a0; je suis pr\u00eat\u00a0: les germes que j&#8217;ai t\u00e2ch\u00e9s de semer fructifieront\u00a0\u00bb[6] et pour exhorter ceux qui l\u2019entouraient \u00e0 mettre leur confiance en Dieu et \u00e0 vivre comme des fr\u00e8res[7]. Il fut enterr\u00e9 \u00e0 Chatenay en France.<\/p>\n<p>Tout au cours de sa vie, il ne se m\u00eala pas aux mouvements politiques de la R\u00e9volution fran\u00e7aise. Son rang de noble l\u2019obligea par contre \u00e0 quitter Paris. Les autorit\u00e9s de sa commune lui demand\u00e8rent d\u2019\u00eatre enseignant pour un temps[8]\u00a0et de dresser l\u2019\u00e9tat des livres donn\u00e9s \u00e0 la ville d&#8217;Amboise par le d\u00e9partement, h\u00e9ritier des biblioth\u00e8ques monastiques[9]. Cette p\u00e9riode ne fut pas de tout repos, il en dit\u00a0: \u00ab\u00a0Je g\u00e8le ici, faute de bois, au lieu que dans ma petite campagne je ne manquerais de rien\u00a0; mais il ne faut pas regarder \u00e0 ces choses-l\u00e0\u00a0: faisons-nous esprits, il ne nous manquera rien.\u00a0\u00bb[10]\n<p>Saint-Martin vivait presque isol\u00e9 pour se concentrer dans ses th\u00e9ories mystiques et dans la traduction de Boehme. Il ne fait pas de bruit\u00a0; il pr\u00e9f\u00e8re faire du bien, silencieusement et dans l\u2019ombre.<\/p>\n<p>\u00ab Une anecdote c\u00e9l\u00e8bre, racont\u00e9e avec charme par M. de G\u00e9rando, fait voir quelle gr\u00e2ce touchante et quelle simplicit\u00e9 cet excellent homme apportait dans la vertu. Il aimait le spectacle, et resta quinze ann\u00e9es sans entrer \u00e0 aucun th\u00e9\u00e2tre. Il partait souvent de chez lui pour aller aux Fran\u00e7ais\u00a0; mais, chemin faisant, une r\u00e9flexion l&#8217;arr\u00eatait. Au lieu d&#8217;admirer une simple image de la vertu, avec la m\u00eame somme, il pouvait la r\u00e9aliser, il pouvait faire une bonne action. Il montait dans quelque mansarde, y laissait la valeur de son billet de parterre, et rentrait chez lui sans regret. \u00bb[11]\n<p>Il ne semblait pas attach\u00e9 \u00e0 la terre et le monde \u00e9tait pour lui qu\u2019un vaste th\u00e9\u00e2tre de folies dont il faut sortir pour en \u00eatre gu\u00e9ri[12]. Bien qu\u2019il fut toujours un bon citoyen, lorsqu\u2019il sortait, il cherchait surtout la compagnie de gens initi\u00e9s dans les soci\u00e9t\u00e9s secr\u00e8tes et les mystiques et philosophes o\u00f9 ses id\u00e9es \u00e9taient re\u00e7ues avec beaucoup d\u2019enthousiasme. Il \u00e9tait aim\u00e9 et recherch\u00e9. On l&#8217;invitait avec curiosit\u00e9, et l&#8217;on avertissait myst\u00e9rieusement les amis que l&#8217;on aurait \u00e0 sa soir\u00e9e le <em>Philosophe inconnu.<\/em><\/p>\n<p>Bien qu\u2019il avait une sant\u00e9 fragile et un corps ch\u00e9tif, on dit de lui qu\u2019il \u00e9tait un penseur original, un homme gai de bonne compagnie, un caract\u00e8re doux et dont ses connaissances \u00e9taient tr\u00e8s vari\u00e9es. Il aimait les arts et la musique. Il avait pour les femmes un attrait combattu. Il se d\u00e9cida, malgr\u00e9 tout, au c\u00e9libat. Les raisons qu&#8217;il en donne sont presque toutes tir\u00e9es des saintes n\u00e9cessit\u00e9s de son sacerdoce[13]. Cependant, il dit aussi\u00a0: \u00ab\u00a0Une des raisons qui s&#8217;oppos\u00e8rent \u00e0 mon mariage, a \u00e9t\u00e9 de sentir que l&#8217;homme qui reste libre n&#8217;a \u00e0 r\u00e9soudre que le probl\u00e8me de sa propre personne, mais que celui qui se marie a un double probl\u00e8me \u00e0 r\u00e9soudre[14].\u00a0\u00bb Nous savons qu\u2019il avait une admiration pour les femmes, il en disait\u00a0: \u00ab\u00a0La femme est meilleure\u00a0; l&#8217;homme est plus vrai. \u2014 L&#8217;homme a en propre le don des op\u00e9rations, et la femme celui de la pri\u00e8re. \u2014 L&#8217;homme est l&#8217;esprit de la femme, et la femme est l\u2019\u00e2me de l&#8217;homme[15].\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Dans cette \u00e9poque de l\u2019illuminisme, qui est habituellement comprise entre 1770 et 1815, Saint-Martin prend toute sa place. Si bien qu\u2019il y ait une grande effervescence d\u2019id\u00e9es mystiques en Allemagne, Saint-Martin correspond parfaitement \u00e0 la d\u00e9finition du mot illumin\u00e9, car il signifie originairement \u00ab un homme dont la raison et les connaissances naturelles \u00e9taient rectifi\u00e9es, soutenues, \u00e9clair\u00e9es par l\u2019Esprit-Saint. \u00bb[16] De ce fait, on comprend pourquoi la mystique a pris une place importante pendant cette p\u00e9riode, elle est souvent mise en r\u00e9action au rationalisme des Lumi\u00e8res. Pourtant, elle n\u2019est aucunement le contraire des Lumi\u00e8res, mais simplement une logique diff\u00e9rente[17].<\/p>\n<p>La th\u00e9osophie de Louis-Claude de Saint-Martin se retrouve dans une longue liste d\u2019oeuvres dont nous n\u2019aurons malheureusement pas la possibilit\u00e9 d\u2019expliciter ici de fa\u00e7on exhaustive.<\/p>\n<p>Saint-Martin n\u2019\u00e9crivait pas ses livres pour en faire des \u0153uvres publiques dans un dessin de les publier ou d\u2019en compter sur leur succ\u00e8s. Il disait\u00a0: \u00ab\u00a0J&#8217;ai senti souvent en l&#8217;\u00e9crivant que je faisais l\u00e0 comme si j&#8217;allais jouer sur mon violon des valses et des contredanses dans le cimeti\u00e8re de Montmartre, o\u00f9 j&#8217;aurais beau faire aller mon archet, les cadavres qui sont l\u00e0 n&#8217;entendraient aucun de mes sons et ne danseraient point.\u00a0\u00bb[18] C\u2019\u00e9tait des \u0153uvres vives qui n\u2019\u00e9taient adress\u00e9es qu\u2019\u00e0 quelques personnes choisies, des admirateurs, des disciples ou des amis, qui le consultaient sur sa doctrine. Cependant, ses \u00e9crits sont vite appr\u00e9ci\u00e9s, partag\u00e9s et par la suite \u00e9dit\u00e9s et publi\u00e9s. Il fut un \u00e9crivain remarquable et ses \u0153uvres sont encore \u00e9tudi\u00e9es aujourd\u2019hui, non seulement pour leur importance mystique, mais aussi pour leur structure litt\u00e9raire. M. Coussin dans une revue sur les syst\u00e8mes philosophiques au dix-huiti\u00e8me si\u00e8cle d\u00e9fini qu\u2019\u00a0: \u00ab avec une pr\u00e9cision lumineuse en quelques traits de sa plume \u00e9nergique et \u00e9l\u00e9gante, marque \u00e0 Saint-Martin une place d&#8217;honneur dans le groupe des mystiques fran\u00e7ais\u00a0: Il est juste de reconna\u00eetre que jamais le mysticisme n&#8217;a eu en France un repr\u00e9sentant plus complet, un interpr\u00e8te plus profond et plus \u00e9loquent, et qui ait exerc\u00e9 plus d&#8217;influence que Saint-Martin.\u00bb[19]\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Voici la liste des \u00e9crits connus\u00a0de Saint-Martin\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>Des Erreurs et de la V\u00e9rit\u00e9 ou les hommes rappel\u00e9s au principe universel de la science (1775)<\/li>\n<li>Ode sur l&#8217;origine et la destination de l&#8217;homme (1781)<\/li>\n<li>Tableau naturel des rapports qui unissent Dieu, l&#8217;Homme et l&#8217;Univers (1782)<\/li>\n<li>Discours sur la meilleure mani\u00e8re de rappeler \u00e0 la raison les nations livr\u00e9es aux erreurs et aux\u00a0superstitions (1785)<\/li>\n<li>L&#8217;Homme de D\u00e9sir (1790)<\/li>\n<li>Eclair sur I &#8216;association humaine (1791)<\/li>\n<li>Ecce Homo (1792)<\/li>\n<li>Le Nouvel Homme (1792)<\/li>\n<li>Lettre \u00e0 un ami, ou consid\u00e9rations sur la R\u00e9volution fran\u00e7aise; suivies du pr\u00e9cis d&#8217;une\u00a0conf\u00e9rence publique (1795)<\/li>\n<li>Stances sur l&#8217;origine et la destination de l&#8217;homme (1796)<\/li>\n<li>Eclair sur l&#8217;association humaine (1797)<\/li>\n<li>R\u00e9flexions d&#8217;un observateur sur la question: Quelles sont les institutions les plus propres \u00e0\u00a0fonder la morale d&#8217;un peuple (1797)<\/li>\n<li>Le Crocodile, ou la guerre du Bien et du Mal arriv\u00e9e sous le r\u00e8gne de Louis XV (1799)<\/li>\n<li>Essai sur les signes et sur les id\u00e9es (1799)<\/li>\n<li>De l&#8217;Esprit des choses (1800)<\/li>\n<li>Traduction de\u00a0: L&#8217;Aurore naissante de Jacob Boehme (1800)<\/li>\n<li>Le Cimeti\u00e8re d&#8217;Amboise (1801)<\/li>\n<li>Controverse avec Garat (1801)<\/li>\n<li>Le Minist\u00e8re de l&#8217;Homme-Esprit (1802)<\/li>\n<li>Traduction de\u00a0: Des trois principes de l&#8217;essence divine par Jacob Boehme (1802)<\/li>\n<li>Mon portrait historique et philosophique (1803)<\/li>\n<li>Oeuvres posthumes (1807) \u2013 Deux volumes<\/li>\n<li>Traduction de\u00a0: Quarante questions par Jacob Boehme (1807)<\/li>\n<li>Traduction de\u00a0: De la Triple vie de l&#8217;homme par Jacob Boehme (1809)<\/li>\n<li>Des Nombres (1843)<\/li>\n<li>Correspondance avec Kirchberger (1862)<\/li>\n<\/ul>\n<p>Par la suite, une foule de livres posthumes avec des \u00e9crits de Saint-Martin a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e. Cependant, deux nous semblent plus importants, ils sont une compilation de pens\u00e9es et d\u2019aphorismes de Saint-Martin\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>Le livre rouge<\/li>\n<li>Mon livre vert<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2><a name=\"_Toc195690229\"><\/a><a name=\"_Toc210655257\"><\/a>La mystique et la th\u00e9osophie de Saint-Martin<\/h2>\n<p>Si, sur ce site, nous avons pris le temps de parler de la ma\u00e7onnerie de Pasqually et de la mystique de Boehme, c\u2019est que Saint-Martin en est le point d\u2019union. Nous pourrions simplement vous confier \u00e0 faire l\u2019exercice de synth\u00e8se pour comprendre qui est Saint-Martin. Cette synth\u00e8se se trouve dans ses \u00e9crits, sa philosophie et sa th\u00e9osophie qui cr\u00e9a le fondement du Martinisme. Nous pourrions donc dire qu\u2019\u00e0 ses d\u00e9buts, le Martinisme correspondait bien \u00e0 la d\u00e9finition du dictionnaire qui est simplement\u00a0\u00a0ceux qui suivent la \u00ab\u00a0doctrine mystique de [Louis-] Claude de Saint-Martin\u00a0\u00bb[20].<\/p>\n<p>Instigateur du Martinisme de par sa th\u00e9osophie et son occultisme jud\u00e9o-chr\u00e9tiens, nous savons aussi que Saint-Martin n\u2019est pas le fondateur de l\u2019Ordre Martiniste. Mais a-t-il form\u00e9 une soci\u00e9t\u00e9 secr\u00e8te\u00a0d\u2019initi\u00e9s ? Nous allons probablement ici \u00e0 l\u2019encontre de plusieurs historiens, mais nous affirmons que nous sommes en mesure de penser qu\u2019il cr\u00e9a effectivement une telle soci\u00e9t\u00e9. Bien que, dans les lettres \u00e0 Kirchberger, on trouve clairement dit\u00a0: \u00ab\u00a0la seule initiation qu\u2019il pr\u00eachait \u00e9tait celle par laquelle nous pouvons entrer dans le c\u0153ur de Dieu\u00a0\u00bb[21], nous pouvons aussi retrouver des traces de rencontres que Saint-Martin faisait en groupes avec ceux qu\u2019il appelait <em>sa soci\u00e9t\u00e9<\/em> et qui l\u2019entouraient dans ses derni\u00e8res ann\u00e9es[22]. Dans un vieux livre de 1828, donc seulement 25 ans apr\u00e8s la mort de Saint-Martin (et bien avant l\u2019organisation du martinisme en un Ordre structur\u00e9), on y trouve mention du syst\u00e8me initiatique de Saint-Martin avec 3 degr\u00e9s\u00a0: \u00ab\u00a0tel ne l\u2019est qu\u2019au premier degr\u00e9\u00a0; tel autre au second, au troisi\u00e8me\u00a0\u00bb[23]. De m\u00eame, ce livre ajoute\u00a0une pr\u00e9cision sur le c\u00f4t\u00e9 secret de ces rassemblements : \u00ab\u00a0Cependant, quoique la lumi\u00e8re soit faite pour tous les yeux, il est encore plus certain que tous les yeux ne sont pas faits pour la voir dans son \u00e9clat\u00a0; et le petit nombre de ceux qui sont d\u00e9positaires des v\u00e9rit\u00e9s que j\u2019annonce, est vou\u00e9 \u00e0 la prudence et \u00e0 la discr\u00e9tion par les engagements les plus formels.\u00a0\u00bb[24]\n<p>Comme nous le savons, Saint-Martin appartint \u00e0 l\u2019Ordre des \u00c9lus-Cohens de l\u2019Univers et au Rite \u00c9cossais Rectifi\u00e9. On sait aussi qu\u2019il sollicita son admission dans la 12e classe des Philal\u00e8thes, sans semble-t-il ne jamais en faire partie. Il a \u00e9t\u00e9 re\u00e7u apprenti dans une loge r\u00e9gimentaire\u00a0: la loge <em>Josu\u00e9<\/em> du r\u00e9giment Foix-infanterie et le capitaine Grainville le parraina dans l\u2019ordre des \u00c9lus-Cohens. Il fut initi\u00e9 par Baudry, chevalier de Balzac, qui lui transmit les trois grades Cohens, entre l\u2019\u00e9t\u00e9 1765 et l\u2019hiver 1768 et par la suite fut ordonn\u00e9 au sacerdoce Cohen par Pasqually lui-m\u00eame. Il d\u00e9clare que c\u2019est \u00e0 celui-ci qu\u2019il doit son introduction \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9 sup\u00e9rieure. \u00c9videmment, toute cette approche th\u00e9urgique n\u2019est pas \u00e0 laisser de c\u00f4t\u00e9 dans la pratique de Saint-Martin puisqu\u2019il ne renia jamais ce qu\u2019il eut appris avec Pasqually, et ce, m\u00eame apr\u00e8s sa d\u00e9couverte, \u00e0 partir de 1788, de Jacob Boehme qui lui en apprit tant sur la Sophia. Son travail fut alors de \u00a0<em>marier<\/em>, comme il disait, ses deux ma\u00eetres[25].<\/p>\n<p>Selon lui, les m\u00e9thodes th\u00e9urgiques de Pasqually pour atteindre la r\u00e9int\u00e9gration ne sont valables que pour ceux qui sont dot\u00e9s de pouvoirs r\u00e9els et particuliers. Seuls des grands missionn\u00e9s soutenus par les \u00e9gr\u00e9gores humains peuvent pratiquer valablement cette approche. Saint-Martin croit que pour la majorit\u00e9 des humains, le passage se fait plut\u00f4t par le c\u0153ur. \u00c0 la question qu\u2019il posa \u00e0 Pasqually \u00ab Faut-il tant de choses pour prier Dieu\u00a0?\u00a0\u00bb[26] il ne re\u00e7ut que la r\u00e9ponse qu\u2019il faut se contenter de ce qu\u2019on a\u00a0!<\/p>\n<p>\u00c0 la mort de Pasqually, Saint-Martin s\u2019oriente vers une haute mystique int\u00e9rieure, c\u2019est la voie cardiaque ou l\u2019approche martiniste qui appara\u00eet[27]. Plus encore que Pasqually, Louis-Claude de Saint-Martin s\u2019\u00e9loigne d\u2019un mysticisme trop passif et trop occup\u00e9 par le salut personnel. C\u2019est un th\u00e9osophe dont, comme chez Pasqually, la th\u00e9orie \u00ab\u00a0est n\u00e9cessaire surtout dans la mesure o\u00f9 elle fonde une action \u2013 qui, pour lui, peut se passer d\u2019op\u00e9rations c\u00e9r\u00e9monielles\u00a0\u00bb[28] mais qui doit \u00eatre un travail permanent de l\u2019homme sur soi et sur le monde. Dans l\u2019action, toute \u00e2me est \u00e9gale, ainsi Saint-Martin autorisait l\u2019initiation des femmes aussi bien que des hommes en pensant que l\u2019\u00e2me d\u2019une femme a la m\u00eame source que celle incarn\u00e9e dans un corps masculin.<\/p>\n<p>Il se mit donc au service d\u2019une technique plus universelle pour atteindre la r\u00e9int\u00e9gration\u00a0; s\u2019\u00e9loignant des formes ext\u00e9rieures de la th\u00e9urgie pour s\u2019int\u00e9rioriser. Il se d\u00e9tacha ainsi avec le temps d&#8217;un syst\u00e8me qu&#8217;il jugeait trop compliqu\u00e9.<\/p>\n<p>Le concept central, de provenance Martin\u00e9siste, dans la philosophie mystique de Saint-Martin est que l\u2019\u00eatre humain reste divin en d\u00e9pit de la <em>chute<\/em> rapport\u00e9e dans les \u00c9critures. En lui repose une qualit\u00e9 hautement spirituelle, laquelle il n\u2019est pas toujours conscient et qu\u2019il doit d\u00e9velopper ou lib\u00e9rer en se lib\u00e9rant lui-m\u00eame de l\u2019illusion du mat\u00e9rialisme.<\/p>\n<p>Saint-Martin est chr\u00e9tien, il croit \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9 de la parole r\u00e9v\u00e9l\u00e9e et \u00e0 la divinit\u00e9 du m\u00e9diateur. \u00a0Il est int\u00e9ressant de voir que Saint-Martin est parfois vu comme plus orthodoxe que l\u2019\u00c9glise elle-m\u00eame. Pourtant, sa th\u00e9osophie n\u2019a rien de bien commune avec l\u2019\u00c9glise. Il en d\u00e9nonce d\u2019ailleurs les m\u0153urs frivoles d\u2019un clerg\u00e9 et d\u2019une religion qui, d\u00e9shonor\u00e9e par le trafic et l&#8217;imposture, n&#8217;est plus le salut de l&#8217;humanit\u00e9[29]. Il d\u00e9nonce le dogmatisme qui promet un acc\u00e8s facile au savoir en exploitant la paresse int\u00e9rieure de ceux qui ne veulent pas se donner la peine de chercher profond\u00e9ment. L\u2019homme ne doit pas \u00eatre une machine \u00e0 recevoir des id\u00e9es toutes faites qui le dispense de tout effort intellectuel et spirituel. Saint-Martin n\u2019admet pas la discipline de l\u2019ignorance et de la routine.<\/p>\n<p>Il s\u2019\u00e9loigne visiblement de la discipline catholique face \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 du culte et \u00e0 la l\u00e9gitimit\u00e9 du sacerdoce. Il ne condamne pas le culte, mais le voit comme une pratique ext\u00e9rieure souvent inutile et destin\u00e9e aux \u00e2mes grossi\u00e8res. \u00a0\u00ab\u00a0Notre culte religieux, dit-il, tel qu&#8217;il est devenu par l<sup>&#8216;<\/sup>ignorance, n<sup>&#8216;<\/sup>avance pas beaucoup l<sup>&#8216;<\/sup>homme\u00a0; mais, malgr\u00e9 son efficacit\u00e9 pr\u00e9caire, il a une pompe qui fixe les sens grossiers et inf\u00e9rieurs, et qui les emp\u00eache, au moins pour un moment, de <em>s<sup>&#8216;<\/sup>extravaser, <\/em>comme ils le font sans cesse.\u00a0\u00bb[30] \u00a0Pour le sacerdoce, il l\u2019accuse d<sup>&#8216;<\/sup>avoir corrompu la sinc\u00e9rit\u00e9 du dogme, et mis son int\u00e9r\u00eat \u00e0 la place de la v\u00e9rit\u00e9[31].<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0C<sup>&#8216;<\/sup>\u00e9tait l<sup>&#8216;<\/sup>\u00c9glise qui devait \u00eatre le pr\u00eatre, et c&#8217;est le pr\u00eatre qui a voulu \u00eatre l<sup>&#8216;<\/sup>\u00c9glise\u00a0\u00bb[32]\n<p>Le secret subtil de la mystique et de l\u2019op\u00e9ration nous enseigne, selon lui, davantage que l\u2019enseignement traditionnel pour la masse. Ainsi, dans sa th\u00e9osophie, Saint-Martin oppose directement le dogme de l\u2019autorit\u00e9 \u00e0 la doctrine individuelle. Pour lui, la seule autorit\u00e9 valable est celle qui doit venir de l\u2019inspiration du Saint-Esprit[33].\u00a0\u00a0 Du m\u00eame coup, il disait\u00a0qu\u2019il ne fallait pas douter qu\u2019avec un z\u00e8le sinc\u00e8re et la pers\u00e9v\u00e9rance, il \u00e9tait possible d\u2019avancer de plus en plus dans la nouvelle route qui s\u2019ouvre \u00e0 notre esprit. Mais que c\u2019est Dieu, et non une ch\u00e9tive cr\u00e9ature comme lui, qui peut diriger dans la carri\u00e8re spirituelle et faire atteindre le but.<\/p>\n<p>Saint-Martin distingue les \u00eatres mat\u00e9riels du principe de la mati\u00e8re. Si les \u00eatres mat\u00e9riels sont divisions, le principe de la mati\u00e8re ne peut l\u2019\u00eatre. Le principe est ind\u00e9composable et poss\u00e8de des vertus d\u2019unification. De m\u00eame, il ne peut y avoir d\u2019espace absolu ind\u00e9pendant des corps qui le remplissent, chaque \u00eatre corporel produit son \u00e9tendue de lui-m\u00eame et la d\u00e9truit lorsqu&#8217;il p\u00e9rit en se r\u00e9solvant dans son principe. Il y a donc corps partout o\u00f9 il y a \u00e9tendue[34].<\/p>\n<p>Du principe de l\u2019homme, celui-ci est descendu de son \u00e9tat sup\u00e9rieur par sa chute, pour se trouver dans une situation o\u00f9 il est entour\u00e9 de t\u00e9n\u00e8bres et emprisonn\u00e9 dans un corps de mati\u00e8re. Tous ses efforts actuels doivent tendre \u00e0 se relever de cette chute. Cependant, dans le silence et le secret de l\u2019\u00eatre le plus profond, l\u2019homme se trouve aussi \u00eatre la cl\u00e9 de toutes v\u00e9rit\u00e9s. En lui appara\u00eet le visible et l\u2019invisible, le corps et l\u2019esprit. La cl\u00e9 \u00e9tant dans l\u2019humain, Saint-Martin d\u00e9voile son but qui est d\u2019expliquer la nature par l\u2019homme, et de ramener la nature et l\u2019homme \u00e0 leur principe, qui est Dieu.<\/p>\n<p>\u00ab La nature et l&#8217;homme sont aujourd&#8217;hui d\u00e9chus d&#8217;un \u00e9tat primitif de perfection ; mais tous deux, malgr\u00e9 leur chute, conservent une disposition \u00e0 l&#8217;entrer dans l&#8217;unit\u00e9 originelle, c&#8217;est-\u00e0-dire \u00e0 se coordonner \u00e0 leur principe. Dieu nous est connu, non seulement par la facult\u00e9 effective, par l&#8217;amour, comme le voulaient les anciens mystiques, mais aussi au moyen d&#8217;une facult\u00e9 tout intellectuelle, par une op\u00e9ration, active et spirituelle, qui est le germe de la connaissance ; l\u2019homme peut contempler dans son \u00eatre int\u00e9rieur son principe divin. \u00bb[35]\n<p>Le mal n\u2019\u00e9tant que la n\u00e9gation du bien et le bien le principe n\u00e9cessaire avant toute chose, si l\u2019homme fait le mal, c\u2019est qu\u2019il existe un principe de libert\u00e9 par lequel il diff\u00e8re des autres \u00eatres. Cette libert\u00e9, qui peut aussi mener au retour vers l\u2019unit\u00e9, a tendance \u00e0 s\u2019affaiblir sous l\u2019influence du vice et de l\u2019habitude quand la volont\u00e9 ne respecte plus les lois de la puret\u00e9.<\/p>\n<p>Pour Saint-Martin, la seule d\u00e9marche possible n\u2019est pas celle de l\u2019\u00c9glise de laquelle il dit qu\u2019elle n\u2019est que le fruit de l\u2019arbre et non l\u2019arbre lui-m\u00eame[36]. Cette d\u00e9marche est celle de rechercher la r\u00e9alit\u00e9 dans toutes les sph\u00e8res possibles et sous le voile des apparences\u00a0; de comprendre la destin\u00e9e de l\u2019humain, de la nature et des relations \u00e0 Dieu et \u00e0 l\u2019univers afin de permettre la r\u00e9int\u00e9gration dans l\u2019unit\u00e9. Ce qui suppose aussi \u00ab\u00a0la prise en compte des d\u00e9couvertes de la science, en m\u00eame temps que le combat contre certains de ses aspects.\u00a0\u00bb[37]\n<p>Cette r\u00e9int\u00e9gration sera un jour totale. Bien que la multitude ignorante soit retard\u00e9e sans doute, elle ne sera pas rejet\u00e9e\u00a0; ces individus font chacun leur chemin dans leur voie de r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration en attendant le jour final. L\u2019homme de v\u00e9rit\u00e9, l\u2019humble disciple de J\u00e9sus-Christ, se borne \u00e0 imiter son divin ma\u00eetre dans la pratique de toutes les vertus \u00e9vang\u00e9liques et dans la soumission et la r\u00e9signation, au milieu des tribulations de cette vie, surtout dans la confiance et l\u2019amour de cette source divine d\u2019o\u00f9 nous sommes descendus et vers laquelle nous devons remonter. Le souverain Ma\u00eetre commande \u00e0 tous la pi\u00e9t\u00e9, la foi et la charit\u00e9\u00a0: voil\u00e0 ce \u00e0 quoi nous nous sommes tous engag\u00e9s. S\u2019il juge \u00e0 propos de nous mettre un jour au rang de ses serviteurs, nous serons alors oblig\u00e9s de nous conformer \u00e0 tout ce qu\u2019il exigera de nous.<\/p>\n<p>Par le Christ (appel\u00e9 aussi l\u2019agent universel ou le r\u00e9parateur divin), l\u2019\u00eatre humain est devenu capable d\u2019op\u00e9rer sa r\u00e9int\u00e9gration et de travailler \u00e0 la r\u00e9int\u00e9gration de tous les \u00eatres, dans leurs premi\u00e8res propri\u00e9t\u00e9s, vertus et puissances spirituelles et divines. Le travail s\u2019effectue dans notre int\u00e9rieur mieux que par l\u2019interm\u00e9diaire ang\u00e9lique ou autre. C\u2019est un travail par la connaissance, l\u2019amour, et l\u2019imagination ainsi que l\u2019utilisation de la Sophia qui met l\u2019\u00eatre humain en contact avec le Verbe et les puissances interm\u00e9diaires. La th\u00e9urgie devient une sophiurgie\u00a0; par la <em>Caritas<\/em>, l\u2019individu passe de l\u2019homme ordinaire \u00e0 l\u2019homme de d\u00e9sir puis au nouvel homme dont la mission est d\u2019assurer le minist\u00e8re de l\u2019Homme-Esprit.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div class=\"tx-div full clearfix\" ><\/div><!-- end divider -->\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>R\u00e9f\u00e9rence<\/strong><\/p>\n[1] R. AMADOU. <em>L.-C. de <\/em><em>Saint-Martin, Mon portrait historique et philosophique<\/em>, 1798-1803, Paris, \u00c9ditions\u00a0Julliard, 1961. Tir\u00e9 de CARO, E. (professeur agr\u00e9g\u00e9 de philosophie au Lyc\u00e9e de Rennes). <em>Essai sur la vie de\u00a0<\/em><em style=\"line-height: 1.5;\">Saint-Martin le Philosophie Inconnu<\/em><span style=\"line-height: 1.5;\">, \u00c9ditions L. Hachette, Paris, 1852, p. 32.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n[2] T. LETOURMY. <em>Saint-Martin, \u0152uvres Posthumes<\/em>, Tome 1, p. 5.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n[3] Bibliographie de Saint-Martin. Source inconnu..<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n[4] FELLER-WEISS. <em>Biographie universelle 1849<\/em>, Article\u00a0: Saint-Martin, tome 7, p. 400.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n[5] E. CARO. (professeur agr\u00e9g\u00e9 de philosophie au Lyc\u00e9e de Rennes). <em>Essai sur la vie de Saint-Martin le Philosophie\u00a0<\/em><em style=\"line-height: 1.5;\">Inconnu<\/em><span style=\"line-height: 1.5;\">, \u00c9ditions L. Hachette, Paris, 1852, p. 68.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n[6]\u00a0<em>Ibid<\/em>., p. 68.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n[7] D. HOEFER. Nouvelle biographie g\u00e9n\u00e9rale, 1864, p. 6.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n[8] P\u00e9riode courte durant laquelle il entre ouvertement en conflit contre le professeur Garat qui pr\u00f4ne un mat\u00e9rialisme\u00a0incompatible avec Saint-Martin.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n[9] E. CARO. <em>Op. cit<\/em>. p. 39.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n[10] SCHAUER et CHUQUET. <em>La correspondance in\u00e9dite de Louis-Claude de Saint-Martin avec Kirchberger. <\/em><em>Correspondance du 4 janvier 1795,<\/em> Paris, \u00c9ditions E. Dentu Libraire, 1862, p. 170.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n[11] E. CARO. <em>Op. cit<\/em>. p. 61.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n[12] E. CARO. <em>Op. cit<\/em>. p. 49.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n[13] E. CARO. <em>Op. cit<\/em>. p. 51.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n[14] R. AMADOU.\u00a0<em>Op. cit<\/em>. p. 29.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n[15]\u00a0<em>Ibid.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n[16] A. FAIVRE. Kirchberger et l\u2019illuminisme du dix-huiti\u00e8me si\u00e8cle, France, \u00c9ditions La Haye, 1966, p. XIII.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n[17] A. FAIVRE. <em>L\u2019\u00e9sot\u00e9risme au XVIIIe si\u00e8cle en France et en Allemagne<\/em>, Coll. La table d\u2019\u00e9meraude, Paris, \u00c9ditions\u00a0Seghers, 1973, p. 59.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n[18] D. HOEFER.\u00a0<em>Op. cit<\/em>. p. 6.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n[19]E. CARO. <em>Op. cit<\/em>. p. 5.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n[20] Le petit Larousse illustr\u00e9. Paris, 2002, p. 632.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n[21]Dictionnaire critique de l\u2019\u00e9sot\u00e9risme. Publi\u00e9 sous la direction de Jean Servier, Premi\u00e8re \u00e9dition, Paris, \u00c9ditions\u00a0PUF, 1998, p. 813.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n[22]\u00a0<em>Ibid<\/em>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n[23] M. GR\u00c9GOIRE. Histoire des sectes religieuses, Tome 2, Paris, \u00c9ditions Baudoin Fr\u00e8res, 1828, p. 229<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n[24]\u00a0<em>Ibid<\/em>., p .221.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n[25] Tir\u00e9 d\u2019archives martinistes \u00e9crites par Jean-Fran\u00e7ois Var.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n[26] D. HOEFER.\u00a0<em>Op. cit<\/em>. p. 1.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n[27] J.-P. BAYARD. <em>Le guide des soci\u00e9t\u00e9s secr\u00e8tes<\/em>, Paris, \u00c9ditions P. Lebaud, 1989, p. 79.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n[28] Dictionnaire critique de l\u2019\u00e9sot\u00e9risme.\u00a0<em>Op. cit<\/em>. p. 812.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n[29] D. HOEFER.\u00a0<em>Op. cit<\/em>. p. 5.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n[30]\u00a0<em>\u0152uvres posthumes<\/em>, t. 1, p. 95.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n[31]E. CARO. <em>Op. cit<\/em>. p. 70.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n[32] T. LETOURMY. Saint-Martin, \u0152uvres Posthumes. Premier volume 406 p., premier volume p. 105.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n[33] E. CARO. <em>Op. cit<\/em>. p. 101.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n[34] Soci\u00e9t\u00e9 de professeurs et de savants. <em>Dictionnaire des sciences philosophiques<\/em>, Tome 4, \u00c9dition L. Hachette,\u00a0Paris, 1849, p. 3.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n[35] Soci\u00e9t\u00e9 de savants et de gens de lettre. <em>Dictionnaire de la conversation et de la lecture, Inventaire raisonn\u00e9 des <\/em><em>notions g\u00e9n\u00e9rales les plus indispensables \u00e0 tous<\/em>, Sous la direction de M. W. Duckett, Seconde \u00e9dition, Tome 5,\u00a0Paris, \u00c9ditions Michel L\u00e9vy Fr\u00e8res, 1857, p. 2.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n[36] M. GR\u00c9GOIRE. Histoire des sectes religieuses, Tome 2, Paris, \u00c9ditions Baudoin Fr\u00e8res, 1828, p. 225.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n[37] Dictionnaire critique de l\u2019\u00e9sot\u00e9risme.\u00a0<em>Op. cit<\/em>. p. 812.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ces quelques lignes ne sont que le pr\u00e9lude plut\u00f4t ext\u00e9rieur de la vie int\u00e9rieure de Saint-Martin. Pour cette raison, nous ne ferons qu\u2019un court survol de sa vie, afin de voir qui il \u00e9tait aux yeux de l\u2019histoire, pour ensuite prendre davantage de temps pour apprivoiser son int\u00e9rieur spirituel et sa th\u00e9osophie. 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